
Réunies à Lomé les 29 et 30 octobre 2026 pour un forum national sous le thème « De l’engagement local à l’impact national », ces acteurs du terrain ambitionnent de fédérer leurs actions. Initié par l’ONG Youth Awake et soutenu par l’Allemagne via le programme zivik de l’ifa, cet événement marque le lancement de la deuxième phase d’un projet axé sur la résilience des jeunes et des femmes face au terrorisme.
Les initiatives locales foisonnent à travers le Togo, mais souffrent d’un manque de coordination. Fort de son ancrage dans 26 communes, le directeur exécutif de Youth Awake, Yandare Tobigue KOLANI, rappelle que la paix se joue au quotidien. L’objectif est donc de briser l’isolement des actions communautaires pour bâtir une dynamique collective capable d’épauler l’État face aux menaces sécuritaires et aux manipulations.
L’ouverture des travaux par Essozimna WIYAO, représentant du ministère de l’Administration territoriale de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières, a mis en exergue la nécessité d’une alliance forte entre l’administration et les OSC. Cette collaboration vise plusieurs axes :
- Anticiper les tensions locales de manière précoce.
- Fluidifier la circulation de l’information entre la base et le sommet.
- Déployer des réponses adaptées aux spécificités de chaque territoire.

Pour Chantal Hodalo Sassabi-Tchangaye, participante et panéliste, a insisté sur le rôle d’éducation des OSC, notamment pour désamorcer les conflits entre municipalités et citoyens, souvent liés à des déficits d’information. Le programme du forum intègre ainsi des sessions sur la mobilisation de la jeunesse, la lutte contre la désinformation dans les médias et le dialogue intergénérationnel.
Les deux jours de travaux déboucheront sur l’adoption de « L’Appel de Lomé pour la paix et la cohésion sociale ». Loin d’être une simple déclaration d’intention, ce document se veut un plan d’action durable pour transformer les expériences locales en une force collective d’envergure nationale.
Faustin BEDA


